L’art minimal /l’art conceptuel
et les avant-gardes polonaises
arts visuels, musique, littérature, cinéma

dans le cadre de la 21ème édition des
Semaines polonaises


Colloque international
Université  de  Toulouse - le Mirail - LLA 
du 23 au 28 avril 2012

 

 

Chaque œuvre peut être considérée comme achevée, même si elle n'est que pensée et non pas réalisée de facto...
Roman Opałka, extrait du texte de 1996 Rencontre par la séparation

 

Je voulais manifester le temps, son changement dans la durée, celui que montre la nature, mais d'une manière propre à l'homme, sujet conscient de sa présence définie par la mort : émotion de la vie dans la durée irréversible.
 Roman Opałka

 

 

- Programme

- Intervenants

- Films

- Conférenciers

- Exposants - Artistes - Résponsables scientifiques

- Partenaires institutionnels

- Lieux du déroulement des manifestations

- Contacts (réservation dîner de clôture)

 

Programme téléchargeable ici (Pdf)

 

D’édition en édition, les Semaines polonaises ont affirmé leur caractère pluridisciplinaire comme principe structurant de base. Après avoir suivi pendant 20 ans une démarche prenant comme point de départ l’étude d’un auteur et d’un texte, illustrée ensuite par différents modes d’expression artistique, pour la 21ème édition, nous avons décidé d’adopter – toujours dans le respect de la transversalité – une démarche inverse qui consiste à partir d’une création plastique (peinture, installation, photographie, design…) et qui aboutit, à travers une analyse théorique, à un concept artistique dont on développera ensuite les prolongements dans la littérature, la musique et le film. De même, notre regard porté habituellement sur des œuvres « accomplies dans le passé », se tourne maintenant vers le contemporain et vers des œuvres « en devenir »…


La manifestation réunira des théoriciens : spécialistes de l’histoire de l’art (peinture, design, architecture), de la littérature, de la musique et du cinéma, ainsi que des artistes créateurs : peintres, photographes, designers, poètes, compositeurs et chorégraphes.


La variété de la réflexion théorique et la richesse des réalisations artistiques motivent le programme de cette édition qui se composera d’une partie scientifique (colloque) et d’une partie illustrative : expositions, films, performances chorégraphiques, lectures poétiques et concerts.

 

 

minimalisme, conceptualisme, avant-gardes artistiques                  

Au tournant de 1970, la scène de l'art est focalisée sur le pop art, sur l’art minimal et conceptuel. L’art minimal, initié dans la 2ème moitié du 20ème  siècle aux Etats Unis, se caractérise par un souci d’économie de moyens. Il hérite du célèbre principe de l’architecte Mies Van der Rohe « Less is more » (Moins, c’est plus) et se développe dans plusieurs domaines : arts plastiques, design, architecture, mais aussi littérature, philosophie, linguistique, musique, danse et cinéma. Les créateurs minimalistes rejettent toute exubérance esthétique et privilégient les compositions sobres, limitées aux éléments fondamentaux, concentrant dans leurs œuvres les fragments de l’éternité, issus souvent du quotidien le plus banal. Pour autant, l’art minimal, n’est « pauvre » ou « limitatif » qu’en apparence ; c’est une simplicité sublimée qui interpelle et incite à la réflexion.

Fondé sur le principe de la sobriété extrême jusqu’à privilégier l’idée par rapport à la réalisation, l’art minimal a ouvert la voie à l’art conceptuel, dont Roman Opałka est le représentant le plus remarquable. Ayant également une généalogie américaine, le conceptualisme est né dans les années 1965/67, au moment où Opałka élaborait son concept. C’est un mouvement qui accorde peu d’importance à l’aspect formel de l’œuvre, dont la présentation matérielle peut être réduite au minimum, tout se passe ou presque au niveau cérébral. Les manifestations de cet art, qu’elles soient picturales, visuelles, textuelles, cinématographiques ou gestuelles, témoignent d’un esprit à la foi intellectualiste et ludique. Les artistes conceptuels n'ont jamais constitué de groupe homogène, mais deux tendances se sont affirmées : la première opte pour l'intérêt que suscitent les mathématiques, la sémiologie, la philosophie ou la sociologie, tandis que la deuxième, liée à l'imaginaire et à l'éphémère, privilégie des propositions ayant une forte charge poétique.

Les interactions entre ces deux courants esthétiques et leur influence sur plusieurs domaines de l’art et des sciences humaines et exactes, répondent au principe structurant pluridisciplinaire des Semaines polonaises, et inspirent le programme de cette édition. Elle tentera :