Solaris
Production : Mosfilm -URSS, 1972
Durée : 160 minutes
Mise en scène : Andrieï Tarkowski
Scénario : Andrieï Tarkowski, Fridrich Gorensztein
Photos : Vadim Iusow
Costumes : Elena Fomina
Montage : Ludmila Feiginowa, Nina Marcus
Avec : Natalia Bondartchuk (Harey), Donatas Banionis (Kris Kelvin), Iouri Iarwet (Snaut), Vladislav Dvorjetski (Berton), Nikolaï Grinko (père de Kelvin), Anatolij Solonitsyne (Sartorius), Olga Bsrnet (mère), Tamara Ogorodnikowa (tante Anna), Sos Sarkisjan (Gibarian)
Prix FIPRESCI au Festival de Cannes, 1972.
C’est la seconde adaptation cinématographique de « Solaris » de S. Lem ; un autre cinéaste russe, Nicolaï Nirenburg, s’en est inspiré en 1970, mais son film, fait pour la TV, est tombé vite dans les oubliettes. En revanche, la création que Tarkovski a réalisée deux ans plus tard, est sans doute la plus mûre et la plus pérenne parmi les trois versions filmiques de « Solaris ». Elle s’éloigne cependant considérablement de son modèle livresque, ce qui a valu à Tarkovski les foudres de la part de l’écrivain qui traita l’éminent cinéaste de « durak » (idiot).
La présentation de la station cosmique installée dans l’orbite de la planète Solaris est ici simplifiée, sinon accessoire. Les ingrédients de la SF sont minimalistes pour laisser la place à la méditation sur la conscience et sur la responsabilité de l’homme. Le problème de communication avec une intelligence étrangère (océan) semble moins important que celui de la non-communication entre les hommes.